dimanche 12 juin 2016

Cake salé : légèreté et fantaisie


Vous connaissez tous et toutes la fameuse recette du cake aux olives, ressassée depuis plus de trente ans sur toutes les tables de buffets champêtres ? Elle s'est modernisée petit à petit et déclinée avec d'autres ingrédients, mais j'avais tendance à lui trouver depuis toujours un petit côté étouffe-chrétien agaçant...

Alors l'autre jour, comme je cherchais le bon dosage dans les innombrables blogs qui en proposent des déclinaisons multiples, voici ce que j'ai trouvé pour l'appareil de base : 


3 oeufs
150 g de farine
1/2 sachet de levure
8 cl d'huile de tournesol ou d'olive, au choix...
12,5 cl de lait entier ou demi-écrémé... 
100 g de comté râpé : pensez à râper vous-même votre fromage : c'est bien meilleur !
du poivre
du sel, si besoin : parce que si vous mettez ensuite des lardons ou du chèvre, ce n'est pas la peine de saler...

J'ai mélangé tout ça à la fourchette dans un saladier. Je n'ai pas utilisé mon robot par flemme de devoir ensuite le laver... Ca ne m'a pas pris plus du temps, je pense.

Ensuite, vous pouvez panacher les ingrédients de la manière suivante, en en mettant trois au maximum (enfin, faites comme vous voulez !) et en joignant protéines, légumes, condiments...

Par exemple : 
- courgettes
- lardons
- chèvre genre Soignon
- thym ou herbes de provence

ou bien : 
- olives vertes à l'ail
- tomates confites ou séchées
- chèvre genre soignon
- une bonne dose de concentré de tomates

Le résultat était très bon, léger et agréable. On peut le servir pour un buffet ou pour un repas assis, accompagné de tomates mozzarella, par exemple.

Je remercie le blog Cuisine simple et facile !

mercredi 25 novembre 2015

Journal d'Henriette 1er - 27 janvier 1904

1er janvier 1904

Quelle triste journée ! Je n’ai pas reçu une seule carte ! Je suis restée à la maison toute seule, toute la journée. Espérons que demain me sera plus favorable.

2 janvier 1904

Géo a été le premier à m’offrir ses vœux de bonheur. Le soir, nous avons eu la visite de Mme Sales et ses enfants et de Mme Marme. Mes engelures me font souffrir comme une damnée. Mme Marme m’a conseillé de prendre des fumigations de buis. Je vais essayer, pour voir si je pourrai calmer mes souffrances.

3 janvier 1904

Le remède est radical ! Je ne souffre plus ! J’ai pu aller à la messe. Lorsque j’ai vu Mme Marme devant moi, cela m’a rappelé de bien doux en même temps que de bien tristes souvenirs ! Je revoyais Géo, ainsi que mes chers cousins Dessalle. Je revoyais Henri auprès de moi ! Hélas ! Je ne le verrai peut-être plus !.... La famille L. [Lagarde] est venue nous voir. Gaby a une tête de « bleu » réussie ! J’ai dîné chez Maria puis nous sommes allées chez Mme Sales où nous nous sommes amusées jusqu’à deux heures du matin. Il ne manquait que Géo. Mais quoi qu’absent, il n’a pas été oublié. Et en chœur nous lui avons envoyé une jolie carte postale. Et mes amies avaient leur cavalier attitré. Il n’y avait que moi qui étais seule, toujours seule !

4 janvier 1904

Le berger m’a ramené ma petite Follette. Je l’ai embrassée avec amour car c’est sur ma ménagerie que je rapporte la tendresse que je ne donne pas à ma famille et à mes amis. J’ai passé mon après-midi à faire de la musique avec mon frère chéri. A huit heures, j’ai été l’accompagner à la gare. J’en suis remontée toute triste d’avoir vu partir mon cher Louis.

5 janvier 1904

Toutes mes amies de Lézignan sont venues me voir ; nous avons été ensemble sur le causse visiter la grotte. Là, j’ai songé à mon frère chéri, car lorsque je vins dans cette grotte, pour la première fois, j’étais avec lui. Nous y avons tué un lièvre qui y était prisonnier. J’avais huit ans. Que j’étais heureuse alors ! Nous nous sommes arrêtées à l’usine pour voir faire l’autopsie d’un cheval, ce qui m’a fort intéressée. Mes amies sont reparties à six heures.

6 janvier 1904

J’ai dessiné des pochettes fort jolies. Je suis contente de mon travail.

7 janvier 1904

Ma petite élève travaille bien. Avant peu, elle saura aussi long que moi.

8 janvier 1904

Rien de nouveau sous le soleil.

9 janvier 1904

Encore des nuages à l’horizon ! J’ai déversé une partie de mes peines dans le cœur de Mme Sales. Mon cœur était si gros !

10 janvier 1904

J’ai entendu la messe avec un redoublement de ferveur pour que le bon Dieu ne nous abandonne pas. J’ai passé une matinée délicieuse dans le bois en compagnie de ma chevrette. L’après-midi, promenade sentimentale au pont de Merdary.

11 janvier 1904

Après-midi passé au couvent. Je ne puis dire la joie, le bonheur intime que je ressens lorsque je rentre dans ce cher asile de paix ! Qui sait si un jour je n’y entrerai pas définitivement ? Bonnes mères, comme je vous aime ! Mon frère chéri m’a écrit une très jolie lettre.

12 janvier 1904

Rien de nouveau.

13 janvier 1904

Louis m’a envoyé une carte représentant un paysage ravissant. Il me dit avoir reçu une jolie et surtout gentille carte d’Antonin C.

14 janvier 1904

Rien d’important. Même vie calme et monotone toute remplie par le travail.

20 janvier 1904

Journée passée à Alignan à l’occasion de la fête de saint Sébastien. Nous avons fait la procession autour du village et dans les rues principales, avec la statue de saint Sébastien portée en triomphe par quatre jeunes gens, le suisse et le curé en tête. Une belle messe a été chantée par une trentaine d’hommes. Monsieur et Madame Boyer se sont distingués par leur amabilité. Mon amie, Mme Sales, qui se trouvait de la partie n’a pas peu contribué à l’agrément de la journée. Parmi les invités, j’ai eu le plaisir de retrouver une compagne du couvent. Nous nous sommes remémoré ces agréables journées passées ensemble. Comme j’étais heureuse alors !...

21 janvier 1904

Nous ne sommes rentrées d’Alignan que ce matin. J’ai couché avec Mme Sales. Pendant deux heures, nous avons parlé de Géo. Pendant mon absence, Papa a donné mes tourterelles. Pauvres oiseaux ! Je les aimais tant ! C’est Mimi [Marie Jonnet] qui me les avait données, un jour où G. était ici. Ce jour-là, il avait été si aimable pour moi qu’un moment, j’ai cru… hélas ! Aussi, aujourd’hui que je sais pourquoi il n’a pas parlé, toutes mes illusions sont finies. Il ne me reste plus de lui qu’un vague souvenir que je finirai par chasser de ma pensée. J’en ai la certitude. Que mes tourterelles emportent sur leurs ailes jusqu’à la moindre trace de son souvenir. J’ai soif de vrai repos. Aussi, si j’aime un jour, je ne veux le faire qu’à bon escient. O mon Dieu ! Faites-moi la grâce de trouver cet être idéal, avec qui je ne ferai qu’un corps et qu’une âme. Guidez-moi. Je m’abandonne à vous !

23 janvier 1904

J’ai commencé aujourd’hui un mouchoir tricolore. Je ne puis dire l’émotion que je ressens en voyant ce petit drapeau aux couleurs françaises brodées de mes mains ! Pauvre France ! Si tu savais combien je t’aime ! Pour toi, je sacrifierai tout. N’es-tu pas ma mère ? Oui, pauvre France !!.. Si tes vaillants défenseurs de jadis sortaient de leur tombeau, que penseraient-ils en te voyant si malheureuse ? Ils comprendraient ce qui t’arrive. France, tu ne veux plus du Dieu de tes pères ? C’est bien, souviens-toi que ce n’est que par lui et en lui que tu seras heureuse. Toi que la Sainte Vierge aimait tant, tu la renies ?... Reviens à Dieu si tu veux reconquérir ta gloire perdue !

24 janvier 1904

Quelle journée ! Grand Dieu ! Ce matin, j’avais entendu une bonne messe ; j’étais heureuse ! Mais, l’après-midi, la musique des vétérans est venue jouer à Lézignan. A cause de Mme Pons, nous n’avons écouté qu’un seul morceau, moi qui aime tant la musique, j’ai été obligée de m’en priver pour les autres. A cause de Maria, je n’ai pu assister au chapelet. A cause d’elle j’ai été grondée par Maman. Pourquoi ??... Je n’en sais rien. Jamais plus de ma vie je ne veux être le jouet des autres. Je veux agir à ma guise. Au moins, si je suis grondée, je saurai pourquoi !

25 janvier 1904

Journée splendide. M. Coste, régisseur du marquis de Graves, est venu prendre 7500 kilos d’engrais. Il faudrait en expédier autant tous les jours !

26 janvier 1904

Rien de nouveau. Tous mes minets sont malades.

27 janvier 1904

Je ne reçois plus rien de mes amies. Ce n’est pas bien gentil de leur part.

Sur la photo : Gabriel Lagarde. Il y a dans les archives familiales un album de photographies provenant de la maison Arquinet. Mon père a eu la bonne idée de questionner sa mère, Henriette, sur les noms des personnes représentées... Voici donc Gaby !

samedi 11 juillet 2015

Destination Bruges. 2e essai. Jour 10. 9 juillet 2015

Pour cette deuxième journée à Bruges, il fait un temps splendide. Une température idéale, un petit vent frais...
Nous allons visiter le musée Memling, qui se trouve dans l'ancien hôpital Saint-Jean. Si l'on ne veut visiter qu'un musée, c'est là qu'il faut aller. Les tableaux de Memling sont à couper le souffle. Et on peut s'approcher bien plus près des œuvres qu'au musée Groeninge. 
Après cette visite un peu ennuyeuse pour Diane, nous faisons une belle balade en barque sur les canaux de la "Venise du nord". C'est très agréable. 
De retour sur le bateau, la soirée s'écoule doucement, au rythme du clapotis. Nous dinons dedans parce qu'il fait bien frais le soir. 


jeudi 9 juillet 2015

Destination Bruges. 2e essai. Jour 9. 8 juillet 2015

Pour cette première journée à Bruges, nous allons visiter sans Diane le musée Groeninge dans lequel il faut surtout voir les trois premières salles consacrées aux primitifs flamands et tout particulièrement le portrait de Marguerite van Eyck par Jan van Eyck. 
L'après midi, nous allons tous les trois à Choco-story, le musée du chocolat, très sympa ! Il faut bien dire que le chocolat est partout ici... Difficile de résister !!! Il est aussi difficile d'échapper aux Cuperdons, bonbons en forme de cône ou de nez fourrés aux fruits. J'adore ! 

Destination Bruges. 2e essai. Jour 8. 7 juillet 2015

Aujourd'hui nous repartons et c'est l'ultime étape vers Bruges ! Mais oui on va y arriver ! 
Il fait gris, frais et il y a de grosses averses. Pour quitter Gand, nous prenons le canal circulaire qui s'appelle le ring. Impressionnant ! Un grand canal, très large, bordé des deux côtés par l'autoroute. Rien de bien intéressant. Le paysage est plat... 
Nous arrivons à Bruges en milieu de journée et nous accostons au port de la Coupure, qui se trouve en plein centre. 
Nous allons faire une première promenade de découverte jusqu'au beffroi. Bruges est une ville magnifique avec une belle architecture en briques. Le Moyen Âge est très présent. On a un peu l'impression d'être en Hollande...

Le port est sympa mais il n'y a pas de douches ni de toilettes ! On va faire avec les moyens du bord : toilette au gant... Et pour le lavage de cheveux on se débrouillera !


lundi 6 juillet 2015

Destination Bruges. 2e essai. Jour 7. 6 juillet 2015

Pour cette journée à Gand, nous avons un temps de rêve. Soleil, vent frais... 
Nous allons voir le très célèbre polyptyque de l'adoration de l'agneau mystique de Van Eyck à la cathédrale Saint Bavon, puis nous montons en haut du beffroi. 
Chris part ensuite se balader et avec Diane nous allons faire les boutiques.  Elle découvre la marque Coolcat où, dit-elle, il y a tout ce qu'elle aime ! Je lui achète une jolie robe...
Bruges est une ville très jolie, très agréable. Le centre ville a conservé son architecture médiévale, ce qui lui donne beaucoup de charme. Par contre, évidemment, les vastes zones piétonnes sont envahies par les marques internationales, que l'on trouve aussi à Paris...
Ce soir, on va dîner d'un Parmentier de canard fait par Mijo !

Destination Bruges. 2e essai. Jour 6. 5 juillet 2015

Nous repartons ce matin en direction de Gand, en prenant la Lys, jolie petite rivière canalisée. Alors qu'en France les plaisanciers sont rares cette année, ils sont très nombreux en Flandre ! Bateaux électriques, barques, hors bord, kayaks vont et viennent et se croisent à grande vitesse. L'eau est agitée, on se prend la pluie et l'orage mais on avance. Quelques kilomètres avant d'arriver à Gand, on découvre les incroyables résidences de luxe qui s'échelonnent au long de l'eau. 
Nous accostons dans la ville, dans un petit port de plaisance bien agréable. Un premier tour en ville et nous voilà conquis  par la perle cachée de la Belgique. 

Destination Bruges. 2e essai. Jour 5. 4 juillet 2015

Ce matin, nous quittons Wambrechies en pleins préparatifs pour le bal du samedi soir, avec de la salsa !
Aujourd'hui nous franchissons la frontière avec la Belgique, côté Flandre. Nous achetons la vignette adéquate : 40 euros pour trois mois et nous faisons le plein de gasoil : 150 litres. 
Puis nous naviguons sans nous arrêter jusqu'à Kuurde. Le port de plaisance semble un peu isolé... La capitainerie est fermée... Va-t-on trouver un endroit sympa pour boire une bière bien fraîche ? Oui ! Il y a une grande taverne avec une belle terrasse et de beaux parasols. 
Ici on est ailleurs : les gens parlent flamand, la carte du restaurant est en flamand mais il y a de la sangria !! Nous prenons l'apéro et nous dinons sur place : croque madame géants, croquettes de fromage, mélange de salade... 
La température est douce, un peu fraîche... On s'éloigne de la canicule qui sévit toujours en France !

Destination Bruges. 2e essai. Jour 4. 3 juillet 2015

Pour cette journée à Wambrechies, journée de grande chaleur plutôt rare dans ces contrées nordiques, on est un peu avachis. On cherche le frais en allant visiter la distillerie de genièvre et je passe le reste de l'après midi en terrasse à lire L'oiseau de mauvais augure de Camilla Lackberg. 
Soirée sans entrain. Je dors mal, alertée par un léger bruit de cascade inquiétant. Au matin, je constate que c'est l'égout qui se déverse au ras du bateau... L'avarie de ces derniers jours me rend anxieuse, visiblement. 

samedi 4 juillet 2015

Destination Bruges. 2e essai. Jour 3. 2 juillet 2015

On repart ce matin vers le nord en direction de Lille. L'avarie du pot d'échappement n'est toujours pas réparée pour de bon. Le mastic acheté hier était périmé... On s'arrête à l'entrée de Lille, avant l'écluse et on déjeune, à l'abri du tau, alors qu'un bel orage vient nous rafraîchir. Jean-Louis prend ensuite son vélo pour aller acheter autre chose et passe l'après midi à réparer. 
On en profite avec Chris et Diane pour aller faire un tour en ville et visiter le musée des Beaux arts. On n'a pas le temps de finir la visite. Il faut rejoindre le bateau qui entre temps a passé l'écluse. 
On avance jusqu'à Wambrechies et on se pose au port de plaisance, juste devant la guinguette de la marine. Il y a du monde, de la musique, c'est sympa. On y dine en terrasse avec une bière bien fraîche, une flamiche au maroilles ou une carbonade. On décide de rester ici deux nuits.